Un peu d'histoire de la CAPOEIRA

D'où vient la Capoeira ?

Il est très difficile de parler de la capoeira, malgré des recherches venues apporter des informations complémentaires sur l’histoire.

Au 19ième siècle, plus précisément le 15 décembre 1890, le gouvernement ordonna de brûler tous les documents relatifs à l’esclavage au Brésil, portant préjudice à la nation. En raison de la destruction de ces écrits contenant les différents aspects de la culture brésilienne, de nombreux doutent persistent. Ce sont des connaissances déjà acquises ou des découvertes faites au cours des années passées, qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur la culture brésilienne.

L'origine du mot « CAPOEIRA », répandu par le bouche à oreille, semble provenir du mot

"Caa+puera" terme indien qui signifie "Ile à herbe rasée, végétation rase ou lande coupée".

Les indiens Tupi-Guarani pouvaient en effet assister à la Roda des esclaves qui pour pratiquer

leur art à l'abri des regards des maîtres, se réunissaient dans l’herbe haute qu'ils coupaient juste pour la surface de jeu.

Il semblerait qu'à l'origine, quand les esclaves pratiquaient la Capoeira, la composante danse n'existait pas encore : il s'agissait plus d'un art de combattre.

La Capoeira devint danse parce que cette pratique était considérée comme hautement illégale.

Pour garder cet art vivant, les esclaves ajoutèrent de la musique et des chants aux séances d'entraînement. En ce sens, la Capoeira s'assimila à un phénomène culturel à base de danse et de musique. Ainsi, les esclaves pouvaient s'entraîner sous le nez de leurs oppresseurs sans craindre leur réprimande : les "Maîtres" portugais voyaient dans cette activité une innocente  « brincadeira de Angola » (amusement, plaisanterie), l'Angola étant la principale région d'origine des esclaves. Les esclaves ont élaboré les bases de ce qui sera la Capoeira.

Une autre théorie explique que la capoeira est née des différentes cultures des esclaves.

En effet, ces esclaves venus de diverses régions d’Afrique (Angola, Mozambique, Guinée,…) avaient des cultures très différentes, qui en se mélangeant au Brésil ont chacune apporté un élément constituant la capoeira.

Dans la capoeira, on distingue deux courants : la capoeira angola (la capoeira ancestrale, dite traditionnelle, lente et près du sol, modernisée par Mestre Pastinha qui ouvrit son académie en 1941) par opposition, la capoeira regional (la capoeira moderne rapide et aérienne, créée par Mestre Bimba et qui ouvrit son académie en 1932).